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Introduction

Les technologies blockchain combinent des innovations à des solutions informatiques existantes sur des systèmes informatiques distribués. Elles modifient de façon décisive la façon dont les organisations, même concurrentes, émettent et transfèrent en confiance des données ou des actifs numériques¹ , sans passer par une structure centrale de contrôle.

Il peut sembler paradoxal de réfléchir aux applications de la blockchain dans le secteur public, alors que son origine, au travers de l’apparition du bitcoin, avait un objectif précis : désintermédier des institutions étatiques et des tiers de confiance dans les fonctions régaliennes de l’émission de la monnaie et du suivi des transactions financières et de leur enregistrement.

Si cette antinomie est historiquement légitime, les objectifs de ce document sont d’expliquer pourquoi il convient de distinguer la philosophie originelle de la blockchain de sa capacité fonctionnelle, de montrer comment depuis plusieurs années elle a fortement évolué et a su démontrer sa compatibilité avec un environnement réglementé et sa maturité technologique.

D’ailleurs aujourd’hui, vouloir parler de « LA » blockchain² est un exercice vain. Elle se décline désormais sous différentes formes avec des caractéristiques communes (distribution, registre, transparence, traçabilité, immutabilité, sécurité) mais aussi des différences significatives quant aux méthodes de gouvernance, d’authentification des acteurs et de confidentialité des transactions.

L’enjeu de ce document est de montrer que le secteur public peut bénéficier des caractéristiques uniques offertes par les technologies blockchain, tout en respectant ses valeurs et en offrant une meilleure expérience et une confiance renforcée à l’usager du service public français et européen. Cette réflexion sur leur utilisation dans ce secteur particulier repose sur plusieurs questions de fond :

  • Comment peuvent-elles concourir à la mise en place d’une infrastructure interopérable et commune, tout en conservant les architectures et applications existantes dans chaque administration ou société intervenante ?
  • Existe-t-il des perspectives particulièrement intéressantes face à des écosystèmes complexes où diverses parties prenantes doivent collaborer autour de procédures et logiques métiers ?
  • Comment s’assurer que cette collaboration se réalise tout en garantissant la qualité, la source, la confidentialité et la transparence des données échangées qui sont devenues les seuls gages de confiance pour l’utilisateur final ?
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