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5. Synthèse

Une blockchain doit être considérée non pas comme une « simple » application mais bien comme une infrastructure visant à résoudre dans un écosystème de nombreuses problématiques métiers, notamment dans les domaines du partage de l’information et de la collaboration.

En utilisant un modèle de données partagé cohérent et un langage offrant la possibilité de modéliser des logiques métiers automatisés, elle autorise le déploiement d’un réseau intégrant un flux de travail multipartite qui valide et stocke les transactions (exemple : des événements sur une procédure administrative) de manière partagée. Elle permet la valorisation de ces données partagées, y compris des jeux de données ouverts par l’administration.

Elle apporte la capacité unique d’éliminer les différences ou écarts entre les structures de données et les interprétations de ces changements d’état. Ainsi, les technologies blockchain dont l’EBSI permettent de réduire voire d’éliminer à terme les « silos de données » traditionnels qui persistent depuis des décennies entre deux entités, ceci en toute transparence et sans besoin d’intermédiation.

Dans un contexte de transformation numérique encore trop souvent considérée dans une perspective purement interne à une organisation, une blockchain offre l’opportunité unique de construire un réseau homogène dont les buts sont de permettre le partage des données et des informations en toute confiance et d’offrir des améliorations significatives en termes d’excellence opérationnelle pour toutes les parties prenantes au service de l’usager du service public.

À l’image de toute implémentation ou introduction d’une nouvelle technologie, la mise en place d’une blockchain est un exercice délicat qui nécessite la rencontre de différents impératifs, seule capable de conduire à une mise en œuvre réussie.

La recommandation méthodologique est de veiller à adopter une approche holistique en intégrant, le plus en amont possible, une vue d’ensemble de la problématique et d’éviter ainsi de ne considérer la blockchain que sous son angle technique.

Cet équilibre s’articule autour de 4 grandes thématiques toutes nécessaires au bon achèvement à terme d’un projet blockchain :

  1. L’applicabilité : Pourquoi utilise-t-on cette technologie ? Quels bénéfices précis en attendre ? Quelles caractéristiques sont nécessaires ?
  2. L’écosystème : Quels sont les environnements, les acteurs et leurs interactions nécessitant le déploiement d’une infrastructure partagée / décentralisée ?
  3. La gouvernance : Qui supporte quoi ? Qui a accès à quelle information ? Qui valide quoi ? Qui paye quoi ? Qui bénéfice de quoi ?
  4. La faisabilité : Quel protocole et quelle technologie utiliser ? Quels sont les niveaux de performance, sécurité, confidentialité à atteindre ? Quelle intégration avec l’existant ?

Quand ces quatre domaines trouvent un périmètre de convergence, alors les conditions nécessaires à la réussite d’une initiative blockchain sont vraisemblablement réunies.

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